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STAND UP PADDLE WORLD TOUR : ANTOINE SE RÉGALE !

Qui aurait pu imaginer qu’une étape du championnat du monde de stand up paddle serait organisée en France il y a seulement un an ? Quant à penser que ce soit un français qui gagne, c’était de la science fiction. Une fois de plus, la réalité a rattrapé la fiction puisque Antoine Delpero l’emporte devant les meilleurs mondiaux. Interview lors de l’étape d’Anglet du 8 au 16 mai.



Grand favori au titre de champion du monde de longboard, Antoine Delpero a prouvé lors de cet événement qu’il était aussi parmi les meilleurs mondiaux en Stand Up Paddle en remportant l’étape française du Tour. Surftime est allé à sa rencontre à l’issue d’une compétition aux conditions particulièrement difficiles pour le Stand up.

- Tout d’abord, que peux-tu nous dire de l’effort déployé pour gagner cette compétition ?

Je me suis bien concentré avant chaque série, comme j’ai l’habitude de le faire en compétition, et j’ai réussi à exprimer ce que je savais faire en SUP.

- Le stand up, plus physique que le surf ?

Oui, d’une manière générale, surtout dans des conditions comme le jour des finales avec une barre à franchir pour passer au large. On est constamment en train de garder l’équilibre debout donc on utilise beaucoup les jambes, même lorsqu’on n’est pas en train de surfer une vague.

- Tu as pu récupérer rapidement ?

Pas vraiment car j’ai pris l’avion le lendemain matin pour aller à Tahiti participer à la troisième étape du SUP Tour, donc un peu dur physiquement.

- J’ai vu que tu observes des règles d’échauffement très précises, qu’en est-il de ta préparation physique ?

Ma préparation physique est assez aléatoire compte tenu du fait que je ne gagne pas assez pour me payer une préparation intensive tout au long de l’année. Mais, je suis bien aidé par mon kiné, Pierre-Marc Gaillard, kiné des équipes de France, qui m’aide à me préparer et à me renforcer musculairement.

- Comment juges-tu le niveau de la compétition ?

Je pense que le niveau est bon, avec des longboarders professionnels comme Colin Mc Phillips, Duane Desoto ou encore Bonga Perkins (ndlr : absent à Anglet), mais aussi des chargeurs hawaiiens comme Ekolu Kalama ou Kainoa McGee qui n’étaient pas à leur avantage dans les conditions Angloyes.

- Que penses-tu du niveau des français en général ?

On a un super niveau en France. C’est génial, on montre qu’on est présent dans toutes les disciplines et de plus en plus. Après l’épreuve Tahitienne, le premier au classement de ce stand up World Tour est Peyo Lizarazu. C’est beau !






- Laird a été le leader de la discipline depuis plus de 10 ans, c’est toujours vrai aujourd’hui ?

Je pense que l’on ne peut pas comparer Laird et son niveau avec celui des autres surfeurs, c’est différent. Il n’est pas dans la recherche de performance, mais plus dans la recherche de nouveaux jouets pour se distraire et c’est d’ailleurs pour ça qu’il ne participe pas aux compétitions. En tout cas, il restera celui qui a remis le SUP au goût du jour.

- Le Stand up, une carrière de choix pour les longboarders qui vivent difficilement sur le WLT ?

Pour ma part, j’ai commencé le SUP il y a 2 ans maintenant avec mon pote longboarder Romain Maurin, fils du légendaire Tonton FIX. Par la suite, j’ai continué parce que je trouvais ça vraiment génial au niveau des sensations. Pour moi, c’est comme faire du longboard, mais avec l’aide d’une pagaie. Pour ce qui est de la compétition, ce tour mondial de Stand Up me permet de voyager un peu plus compte tenu du fait que le Tour de longboard est peu chargé en événement.

- Les SUP ont tendance à être de plus en plus petits, quelle taille préfères-tu ? Est-ce qu’il y a une taille idéale ?

Pour moi, c’est comme le longboard avec une pagaie donc aux alentours de 9 pieds, c’est très bien. Parfois, un peu plus court ou un peu plus long suivant les conditions. Mais certains sont à la recherche de radicalité comme en petite planche donc ils raccourcissent les planches au maximum.

- On sent monter une forte opposition au développement du SUP venant des surfers. Étant shortboarder toi-même, que peux-tu en dire ? Ont-ils raison d’avoir peur ?

Pour ma part, peu importent le support ou la discipline, tant que je suis dans l’eau et que je me régale, c’est l’essentiel. Mais je comprends les shortboarders qui s’opposent au stand up, c’est surtout qu’il y a des gens qui vont à des endroits où ils ne devraient pas aller car ils n’ont pas le niveau et que ça peut être très dangereux pour les surfers autours.
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Crédits photos : Fabrice Wittner (Snowboard) - Fischer (Ski) - Jason Childs 2007 (Surf) - Columbia (Outdoor)

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